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Remorquage d'une cage à thon vers une ferme d'engraissage en Méditerranée.

Remorquage d'une cage à thon vers une ferme d'engraissage en Méditerranée.

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FranceParis, le 17 mars 2009 - Alors que le parlement européen vient d’entériner le plan de gestion du thon rouge, Greenpeace a lancé une procédure légale à l’encontre du Conseil Européen pour sa gestion lamentable de la pêcherie du thon rouge.

Des quotas démesurés

En décembre dernier, le Conseil a validé de généreux quotas de pêche, 12 406 tonnes pour l’ensemble de la flotte européenne pour 2009. Cette décision fait suite à l’attribution d’un TAC - total admissible de capture - de 22 000 tonnes par l’ICCAT, en dépit de l'alarme sonnée par la communauté scientifiques sur l’ampleur et l’impunité du phénomène de surpêche ainsi que le risque d’effondrement du stock à court terme. L’Union Européenne a jusqu’ici fait preuve d’un mépris total envers l'évidence scientifique et l’application des règles dans la gestion de la pêche au thon rouge.

« Les quotas qui ont été adoptés par le Conseil en décembre 2008, puis approuvés par le parlement la semaine dernière, pour 2009 sont bien au-delà de la limite acceptable pouvant permettre le renouvellement du stock, et ils ne feront au contraire qu’accélérer son déclin, voire même de mener cette espèce emblématique de la Méditerranée, jusqu’à l’extinction commerciale » affirme François Chartier, chargé de campagne océan de Greenpeace France.

Greenpeace a déposé une demande formelle devant le Conseil Européen pour qu’il annule l’attribution des quotas communautaires et qu’il décide une clôture de la pêcherie du thon rouge sur l’ensemble de l’année 2009.

« Le Conseil Européen est dans l’obligation légale de garantir que les ressources naturelles sont exploitées de manière prudente et rationnelle, et que le principe de précaution s’applique à la gestion des pêcheries. Jusqu’ici pour le thon rouge c’est un échec total » ajoute François Chartier.

Le Conseil n’a plus que 17 semaines pour rendre sa réponse

Période au bout de laquelle Greenpeace pourrait saisir la Cour Européenne de Justice en cas de réponse négative. D’ici là, et face à l’urgence,Greenpeace réclame la suspension immédiate de la pêcherie du thon rouge pendant que le Conseil étudie la révision des actes contestés. En effet, c’est maintenant qu’il est nécessaire d’agir, avant le début de la saison de pêche, non seulement le niveau autorisé de capture ne garanti pas la pérennité de la pêcherie, mais la surcapacité actuelle des fermes d’engraissement et des flottilles, est un véritable appel à la surpêche et à la pêche illégale.